Ce matin, nous partons faire une balade découverte avec le petit train jaune. Ce petit train circule sur les plateaux depuis plus de 100 ans. Il est le symbole des Pyrénées Catalanes avec ses couleurs sang et or.

La ligne qui relie Villefranche-de Conflans et Latour-de-Carol, d’une longueur de 62 km, est ponctuée de 650 ouvrages d’art et 19 tunnels. Elle dessert Bolquère, la plus haute gare SNCF de France : 1593 mètres.

Nous ne ferons pas le trajet dans sa totalité car il faut compter environ 6h30 pour faire l’aller-retour. Nous embarquons en direction de Mont-Louis. Ce trajet combine la découverte de beaux paysages et d’ouvrage d’art remarquables. Nous nous placerons à l’aller dans le wagon découvert.

Le pont Séjourné avec ses belles arches

L’alimentation électrique de la locomotive se fait en 850V continu par un troisième rail.

Le pont suspendu Gisclard

30 km/h en moyenne, mais la technologie est là.

Après cette belle promenade d’un autre temps, nous allons nous replonger dans le XVIIIème, à l’époque de Vauban. Nous prenons le chemin qui nous mène au Fort Liberia en 20 minutes de montée continue.

Il a été construit par Vauban après la division de la Catalogne entre la France et l’Espagne par le traité des Pyrénées, à compter de 1681, en même temps que la citadelle de Mont-Louis qui est plus en amont dans la vallée de la Têt. Vauban considérait en effet que la place forte de Villefranche-de-Conflent était trop facilement prenable et devait donc être renforcée par un fort sur ses hauteurs.

Le fort Libéria n’a connu qu’une seule fois l’épreuve de la guerre, sous la Révolution française, alors que la Convention devait faire face aux armées des monarchies européennes coalisées après l’exécution de Louis XVI en janvier. La garnison du fort Libéria, bombardée par des canons sur les hauteurs, dut se rendre aux troupes espagnoles. Il apparut que le fort Libéria n’était que disuasif, que les canons du fort n’avaient jamais pu atteindre les positions espagnoles, et que la garnison du fort n’avait pas pu avoir une réelle vue sur l’avancée de l’ennemi. Cela nous rappelle la ligne Maginot…

Il en reste de beaux vestiges au sein dans un cadre magnifique.

Le fort est relié à la cité de Villefranche par un escalier souterrain de 734 marches en marbre rose du Conflent construit entre 1850 et 1853 sur décision de Napoléon III.

Nous l’emprunterons donc prudemment 🤣🤣

Nous traversons la voie ferrée du Train Jaune.

Et nous revoilà, à Villefranche-de-Conflent.

Nous sommes rentrés juste avant l’orage… ouf !

3 Commentaires
  1. Sympa le panneau + de 50 ans, vous avez été prudent, ouf !!
    Dans cette région le maillot de bain n’est plus de rigueur.

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