Bon, alors aujourd’hui, on devait aller visiter Braga en s’arrêtant à un petit point d’intérêt sur la route, un monastère. Et en fait, on y passera tout l’après-midi, et la nuit ! Braga, ce sera donc pour demain. Ah, la liberté 😊

Dès l’arrivée, le ton est donné. L’esplanade d’accueil est immense.

En nous présentant à l’entrée, on nous apprend que l’entrée est gratuite car ce sont les journées du Patrimoine. Au Portugal, elles se déroulent cette année du 24 au 26 septembre.

Le monastère de Tibães a été fondé vers 1060. En 1567, le monastère devient la maison mère de l’Ordre de Saint Benoît pour le Portugal et pour le Brésil.

Dans la première moitié du XVIIe siècle, avec l’état en ruine de l’ancien monastère et les vastes ressources à leur disposition, les moines ont commencé une reconstruction radicale qui a donné naissance à l’ensemble qui existe aujourd’hui, l’un des plus grandioses du pays (avec quatre cloîtres)

Au cours des 17e et 18e siècles, le monastère était un site d’une activité artistique considérable et a eu une énorme influence dans le Baroque et le Rococo.

Après avoir été vendu aux enchères en 1864, le monastère de Tibães est resté à l’abandon. En 1986, le monastère est devenu propriété de l’État et un vaste projet de restauration a été lancé qui se poursuit encore aujourd’hui.

Le cloître date de 1727. Les arcades sont toscanes. Le pavé construit en 1770 intégre les tombes des moines (plus d’une centaine). Les azulejos de style rococo datent de la même époque

Le petit vestibule jouxtant la sacristie

La sacristie a été construite entre 1680 et 1683. Le plafond est en petits caissons. Le sol est en granit peint, pavé de pierre et ardoise.

L’église est de toute beauté. Elle a été érigée entre 1628 et 1661. Elle a la forme d’une croix latine. Le rococo, l’influence baroque et le néoclassique prédominent. Les architectes et artistes portugais renommés du 17ème siècle ont fait de cette église l’un des meilleurs exemples de l’art religieux portugais.

Vue depuis le Chœur supérieur

Le lutrin où l’on posait les livres pour les services liturgiques. Les moines venaient huit fois par jour au Chœur. Ils commençaient avec les matines, à deux heures du matin, et concluaient avec l’Ave Maria, au crépuscule.

Les rangées de sièges sont de la même époque que le Chœur.

Ils fournissent des misericórdias (une étagère au-dessus du siège) pour soutenir les moines pendant les longues veillées au Chœur. Ils ont la forme de masques avec des têtes d’animaux ou des visages fantasmagoriques

L’orgue avec ses trompettes

Le clavier est usagé !

La Galerie des Généraux date du 17ème siècle. C’est dans cet espace que se trouvaient la réception et les cellules des abbés généraux et des moines qui soutenaient l’abbé général dans l’administration de la Congrégation.

La Galerie de l’auberge destinée à recevoir les visiteurs

Le Necessarium (les latrines) a été construit vers la fin du 17ème siècle. Les moines se lavaient dans leurs cellules. Comme quoi, nous n’avons rien inventé 😜

La salle capitulaire, construite en 1700, est l’un des espaces les plus nobles et les plus beaux du monastère. Une petite représentation nous y est offerte.

Sur cette affiche, on se rend bien compte du lourd travail de restauration qui est entrepris depuis 1986 et ce n’est pas fini…

La cuisine

Le passage entre les deux ailes où les moines venaient méditer

avec une belle vue sur le jardin

La grandeur du monastère est complétée par les jardins et la forêt environnante.

Un immense escalier agrémenté de fontaines relie le monastère à l’église de Saint Benoît

Un bel oranger… dommage, les oranges sont encore toutes vertes. Pas de dessert pour ce soir 😜

Et pour terminer, la procession en l’honneur de Saint Benoît

Le travail de restauration sur cet édifice est vraiment extraordinaire. On devine bien le faste d’antan, surtout que de nombreux meubles sont présents. La partie auberge est maintenant gérée par une communauté religieuse. En conclusion, une très belle découverte pour nous qui nous aura pris tout l’après-midi.

2 Commentaires
  1. Quel boulot de restauration; le résultat est superbe.
    La présence de mousse et lichen sur les escaliers signale la proximité de l’ océan Atlantique à quelques emcablures.

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