24 et 25 mai : Rocky Mountain National Park (CO) 1/2
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230938 km : Ce matin, nous quittons notre bivouac et partons pour notre 2ème escapade dans le Rocky Mountain National Park. Le parc national des Rocky Mountain (Montagnes Rocheuses) est situé dans la chaîne Front Range des montagnes Rocheuses du Sud. Il s’étend sur 1070 km2  de nature sauvage. Le plus haut sommet du parc, Longs Peak, culmine à 4 346 mètres !

Ce parc a été créé en 1915 lorsque le président Woodrow Wilson a signé la loi portant création du parc national des Rocky Mountain. Il est réputé pour sa faune diversifiée, sa multitude d’écosystèmes différents et ses panoramas exceptionnels. Le Rocky Mountain National Park se classe au 6ème rang des parcs nationaux américains les plus visités, juste après le parc national de Yosemite.

Quelle journée de randonnée magique, quel spectacle ! Voilà effectivement la synthèse de la journée que nous allons vivre aujourd’hui au sein du parc national de Rocky Mountain. Curieux n’est-ce pas de commencer un billet par une forme de conclusion… Mais cela va nous permettre de vous expliquer notre dilemme 😉

Habituellement, nous restreignons le nombre de photos de chaque billet à une trentaine de clichés. Cela permet d’avoir des billets de longueur raisonnable et un document pas trop lourd à manipuler avec notre logiciel Jetpack. Mais à l’issue de cette journée dans les montagnes, nous n’avons pas réussi à descendre en dessous de 58 photos 😱. Pourquoi ? Vous allez découvrir la réponse ☺️.

Nous entrons dans le parc avec le camion grâce au pass que nous avons réussi à obtenir hier soir à 19 heures, ce qui va nous rendre plus autonomes par rapport au service de navettes utilisé hier 👍.

Nous passons près de Sheep Lakes autour duquel se trouve un petit troupeau de mouflons canadiens (Bighorn Sheep), l’animal emblématique du parc national des Rocky Mountain. On les observe souvent près de ces étangs où ils descendent pour trouver des minéraux essentiels à leur régime alimentaire.

Celui-ci hésite à traverser la route. Il est bien sûr prioritaire et le trafic est arrêté par les volontaires du parc dans les deux sens. Il va prendre une bonne dizaine de minutes pour réfléchir à ce qu’il allait faire 🙄.

Il finira par se décider à traverser, tranquille 🙂

Chez les mâles (béliers), les cornes s’enroulent avec l’âge et peuvent peser jusqu’à 14 kg. Leurs sabots spécialisés agissent comme des ventouses naturelles, leur permettant de grimper des parois rocheuses quasi verticales.

Nous poursuivons plus à l’intérieur du parc.

Nous croisons une navette. Astuce : pour assurer la sécurité des voyageurs, les bus s’arrêtent en travers de la route afin d’immobiliser le trafic dans les deux sens lorsque des voyageurs doivent monter ou descendre 👍. Simple et génial 🫡 !

Nous empruntons une piste pour rejoindre le parking qui sera le début de notre départ de randonnée dans une zone du parc national qui s’appelle Moraine Park.

A peine arrivés…

Il s’agit d’un wapiti mâle (Cervus canadensis, aussi appelé elk en anglais), l’une des plus grandes espèces de la famille des cerfs présente en Amérique du Nord et en Asie de l’Est, identifiable par sa grande taille et sa ramure impressionnante. Les bois de ce mâle sont recouverts de velours, une peau douce et vascularisée qui nourrit la croissance rapide des bois au printemps et en été avant qu’ils ne durcissent. Les mâles wapitis perdent leurs bois chaque année et en font pousser de nouveaux, un processus qui peut prendre entre 140 et 160 jours.

La randonnée commence bien 🙂

Nous poursuivons et découvrons ces dindons. Le parc abrite précisément une sous-espèce, connue sous le nom de dindon sauvage de Merriam (Meleagris gallopavo merriami). Les particularités du dindon de Merriam sont des bordures blanc crème à blanc pur à l’extrémité des plumes de sa queue et du bas de son dos. Les autres sous-espèces vivant dans les plaines ont des pointes beaucoup plus foncées ou de couleur beige/cannelle. Bien que l’hiver soit rude dans le Colorado, ces oiseaux sont des résidents permanents du parc. Durant la saison froide, ils se regroupent souvent en grands troupeaux dans les zones plus basses.

Dans le parc, ils fréquentent principalement les forêts de pins ponderosas et les zones boisées de l’étage montagnard (souvent en dessous de 2400 mètres d’altitude) où ils cherchent des graines, des herbes et des insectes au sol. On ne peut pas dire qu’ils soient très jolis…

Les arbres eux, nous semblent plus photogéniques.

Même lorsqu’un incendie est passé par là 😯

Et voici un Merle d’Amérique (Turdus migratorius). Ils sont facilement reconnaissables à leur poitrine de couleur orange vif. Bien qu’ils soient célèbres pour manger des vers de terre, ces oiseaux consomment également une grande variété d’insectes et de baies tout au long de l’année. Il s’agit d’une espèce très répandue en Amérique du Nord, et plus agréable à regarder que les dindons 🤣

Voici un Pic chevelu mâle (Leuconotopicus villosus). Cet oiseau se distingue principalement par la taille de son bec presque aussi long que sa tête. Il est actif le jour et se nourrit en creusant dans l’écorce des arbres pour trouver des insectes.

Et maintenant une Paruline des buissons (Geothlypis tolmiei). Elle se caractérise par une tête et un capuchon gris, contrastant avec un dos olive et un ventre jaune vif.

Pour changer des oiseaux, cette plante est de manière quasi certaine le Cerisier de Virginie (plus communément appelé Chokecherry en Amérique du Nord, de son nom scientifique Prunus virginiana). C’est l’un des arbustes indigènes les plus emblématiques et répandus des zones montagneuses du Colorado, présent entre 1300 et 3000 mètres d’altitude. À la fin de l’été et en automne, les grappes de fleurs laissent place à de petites cerises d’abord rouges puis d’un violet presque noir. Ces baies constituent l’une des sources de nourriture préférées des ours noirs du parc, particulièrement en période d’hyperphagie avant l’hibernation.

Ah, Marc aurait-il repéré quelque chose ?

C’est un spermophile de Californie (Otospermophilus beecheyi) qui a attiré son attention. Rongeur commun dans l’ouest des États-Unis et au Mexique, ces écureuils terrestres sont connus pour être audacieux et peu farouches face aux humains. Cela aide bien le photographe 😉. Ils se nourrissent principalement de graines, de fruits et de noix. Ils sont classés comme une espèce de « préoccupation mineure » en termes de conservation par l’UICN.

Nous poursuivons notre randonnée entre montagnes enneigées,

forêt calcinée,

et pierriers impressionnants !

Voici quelques images d’un écureuil roux américain (Tamiasciurus hudsonicus), également connu sous le nom d’écureuil des pins. Ces écureuils sont connus pour être très vocaux, énergiques et territoriaux. Ils se nourrissent, comme photographié ici, principalement de graines de cônes de pin, qu’ils cachent souvent dans de grands stocks appelés « middens ». On les trouve couramment dans les forêts de conifères à travers l’Amérique du Nord, y compris donc dans les Rocheuses.

Une petite rivière agrémente notre parcours.

Nous sommes passés sur l’autre versant de la montagne.

Un autre merle d’Amérique. Les mâles se distinguent par une tête noire, un dos gris et une poitrine d’un orange-rouge vif.

Au détour du sentier, un joli Piranga à tête rouge (aussi appelé Tangara joueur), passereau de taille moyenne. Le mâle se distingue par sa tête rouge vif, son corps jaune éclatant et ses ailes noires avec des barres alaires. Cet oiseau fréquente principalement les forêts de conifères et les forêts mixtes de l’ouest de l’Amérique du Nord. Il est principalement insectivore, se nourrissant d’insectes trouvés dans les arbres, mais consomme également des fruits.

C’est joli le jaune 😉

Un peu plus loin, deux cerfs mulets (Odocoileus hemionus), également connus sous le nom de cerfs hémiones, empruntent le même sentier que nous mais en sens inverse 😯. Plus nous reculons, plus cette mère et sa fille avancent… Dans ces cas là, nous partons à 90° pour libérer le passage…

Cette espèce se distingue par ses grandes oreilles, semblables à celles des mules, qui leur donnent leur nom. Ce sont des animaux sociaux qui vivent généralement en groupes familiaux multigénérationnels, souvent composés de femelles apparentées comme ici.

Ils sont passés, nous pouvons redescendre sur le chemin.

Vue sur le lac Cub, sous la pluie 😒

Tiens, une marmotte à ventre jaune. Elle est assez craintive 🤫

Passage très furtif d’un Geai de Steller (Cyanocitta stelleri), un oiseau connu pour son plumage bleu vibrant et sa tête noire distincte. Nous n’aurons le temps de prendre qu’une seule photo 😭. On le trouve principalement dans les forêts de conifères de l’ouest de l’Amérique du Nord et en Amérique centrale. Ce sont des oiseaux très intelligents et audacieux. Ils ont des cris rauques caractéristiques et sont capables d’imiter les appels d’autres espèces, comme la buse à queue rousse, pour effrayer les autres oiseaux.

Et voici celui que tous les visiteurs cherchent à voir, mais pas trop près : l’orignal (Alces alces, moose en anglais). Contrairement à la plupart des autres espèces de cerfs, les orignaux sont généralement des animaux solitaires et ne forment pas de troupeaux. Leur régime alimentaire se compose de végétation terrestre et aquatique. Bien qu’il soit généralement lent et sédentaire, l’orignal peut devenir agressif et se déplacer rapidement s’il est en colère ou surpris. Nous maintiendrons donc une certaine distance avec cette femelle (400kg environ, les mâles 700 kg)🤞.

Orignal ou élan ? Il n’y a aucune différence biologique entre un élan et un orignal. Il s’agit de deux noms différents pour désigner la même espèce animale (Alces alces). La différence est uniquement géographique. Élan est le nom utilisé pour désigner cet animal en Eurasie (Europe et Asie) et orignal est le nom utilisé pour désigner le même animal en Amérique du Nord CQFD ☺️

Bien caché ce couple de canard colverts (Anas platyrhynchos) nichant dans une zone un peu marécageuse. La femelle est à gauche avec son plumage brun tacheté pour se camoufler dans la végétation lorsqu’elle couve ses œufs. Le mâle est à droite, facilement reconnaissable à sa tête vert brillant, son collier blanc et son bec jaune. Ils nichent souvent dans des zones épaisses de végétation, parfois loin de l’eau, pour protéger leur nid.

Cette image montre un wapiti (Cervus canadensis), probablement un jeune mâle en raison des petits bois qui semblent être en cours de croissance. Les wapitis font partie des plus grands cervidés au monde, juste après l’orignal.

Une belle femelle wapiti se repose dans la prairie. Il est fortement recommandé de garder ses distances là aussi 😉

Nous poursuivons en bordure de cette immense prairie.

Vue furtive sur un jeune orignal mâle qui se distingue par ses bois larges et plats, ou palmés.

En fin de balade un troupeau de wapitis nous permettra de prendre quelques dernières images. Les wapitis migrent souvent vers des altitudes plus basses pendant l’hiver et retournent vers les forêts subalpines en été. Les mâles (bulls) et les femelles (cows) forment souvent des groupes séparés, sauf pendant la période de rut en automne. Là, il n’y a que des femelles ♀️.

Le week-end étant fini, nous avons croisé à peine une dizaine de personnes au cours de notre randonnée. C’est la raison pour laquelle, nous avons eu la chance 🤩de voir tous ces animaux… sauf les ours 😉.

Avec 13 kilomètres au compteur, nous retournons au camion et quittons Moraine Park pour nous rendre à un point de vue appelé Rainbow Curve sur la Trail Ridge Road. Cette route permet normalement de traverser le parc d’Est en Ouest mais, compte tenu de chutes de neige récentes, la circulation n’est possible que jusqu’à ce point de vue.

Ça monte…

Ça monte toujours…

Nous sommes enfin arrivés au point de vue. 3300 mètres d’altitude quand même 🥶.

La vue est effectivement très jolie, mais la température a bien baissé et comme le temps est couvert, on ne va pas s’attarder 😉

Nous retournerons à notre bivouac habituel juste avant l’entrée du parc pour passer une nouvelle nuit très tranquille 😴 avec plein d’images dans les yeux, et aussi à trier sur les cartes mémoires 😂. Vous savez maintenant pourquoi ce billet est si long 🙄🤩😉.


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