12 avril : Dwarf Car Museum à Maricopa (AZ)

225074 km : Nous quittons notre bivouac, dans la banlieue de Phoenix,  pour nous rendre au Heard Museum qui se trouve à 14 km.

Phoenix, capitale de l’Arizona, est une ville immense. Elle s’étend sur une superficie totale d’environ 1345 kilomètres carrés 😮 ! Cette vaste superficie fait de Phoenix l’une des villes les plus étendues des États-Unis, bien qu’elle soit classée parmi les moins denses. Et pourtant, Phoenix demeure la cinquième plus grande ville des États-Unis en termes de population avec 1,66 million habitants pour la ville elle-même en 2025 et 4,8 millions d’habitants pour la zone métropolitaine. Voilà pourquoi, nous avons un peu de route pour rejoindre le Heard Museum 😉.

Le Heard Museum fut fondé en 1929 par Dwight B. et Maie Bartlet Heard, des collectionneurs passionnés par les arts et la culture amérindienne, sur la base de leur collection personnelle. Dwight était un riche propriétaire terrien et une personne influente sur Phoenix.

Le Heard Museum est consacré aux cultures nord-amérindiennes, particulièrement celles des peuples autochtones de l’Arizona et du Plateau du Colorado. Il abrite plus de 44 000 objets,

incluant des poteries,

et une collection de 437 poupées historiques Hopi Kachina. Les poupées Kachina sont originaires de la tribu Hopi .Elles étaient offertes aux enfants Hopi lors de cérémonies. Les poupées Kachina étaient confectionnées à l’image des esprits vénérés par la tribu. Ce n’étaient pas des jouets, mais des icônes religieuses destinées à la célébration et à la contemplation.

Une très jolie présentation de bijoux Navajo.

Des vêtements traditionnels en peau ou en coton.

L’exposition «Figures majestueuses» au Heard Museum présente 23 sculptures contemporaines données par Charles et Valerie Diker. Ces œuvres, créées par Rhonda Holy Bear, Jamie Okuma et la famille Growing Thunder, réinventent la tradition des poupées perlées des Plaines et Plateaux. Alliant recherche historique et artisanat de précision, ces pièces utilisent des micro-perles et des matériaux miniatures pour documenter des périodes culturelles spécifiques. Une minutie incroyable !

Une belle exposition de photos

Des peintures réalisées par des peintres autochtones comme Kay Walkinstisck

Une belle sculpture réalisée par Allan Hauser (1914-1994), sculpteur, peintre indien Chiricahua. Les Chiricahuas sont un groupe d’Apaches qui vivaient dans un territoire d’environ 60000 km2 dans le sud-ouest du Nouveau-Mexique et le sud-est de l’Arizona aux États-Unis. Parmi les Chiricahuas bien connus, on peut citer Cochise et Geronimo.

Après cette belle découverte de l’art amérindien nord-américain, nous allons nous plonger dans une période plus sombre pour les peuples autochtones.

Pendant plus de 150 ans, le gouvernement américain a orchestré un système de pensionnats forçant l’assimilation culturelle des enfants autochtones. Cela a commencé au début du 18ème siècle pour s’achever dans les années 1970. Environ 400 à 500 établissements (le nombre n’est pas officiellement connu) implantés dans 37 Etats ont séparé des milliers d’enfants de leurs familles pour effacer leur identité, leur langue et leur culture. Le système des pensionnats pour autochtones aux États-Unis reposait sur une politique d’assimilation forcée.

Les enfants étaient arrachés à leurs familles, souvent par la force.

Une fois dans les établissements, ils devaient changer de nom.

Ils devaient abandonner leurs vêtements traditionnels et se faire couper les cheveux.

Le même homme, à son arrivée et après trois ans d’école.

Ces écoles étaient gérées par le gouvernement fédéral en collaboration avec diverses institutions religieuses.

Ce patchwork montre bien le processus d’intégration mis en place dès l’arrivée dans le pensionnat. Le système visait l’assimilation culturelle, interdisant l’usage des langues maternelles et les pratiques traditionnelles. Il n’y avait pas de droit de visite ou de retour régulier ; l’objectif était précisément de couper les liens avec la famille.

Les conséquences de ce système ont été dévastatrices pour les peuples autochtones. Les maladies, la malnutrition et les mauvais traitements ont entraîné de nombreux décès. La perte de lien avec leur famille, leur culture et leur langue a créé un traumatisme qui affecte encore les communautés tribales aujourd’hui.

Après des décennies de silence, la gravité de cette période a été davantage mise en lumière ces dernières années. Le 25 octobre 2024, lors d’un déplacement dans la réserve indienne de Gila River en Arizona, le Président Joe Biden, a présenté des excuses officielles au nom du gouvernement américain, marquant un tournant symbolique dans la reconnaissance des torts causés aux peuples autochtones. C’était il y a un an et demi…

A l’entrée des musées figurent toujours les noms des soutiens financiers. Il est toujours étonnant de voir les montants donnés 🤑🤑 L’écart de patrimoine avec la France est juste énorme 🙄

Nous allons maintenant visiter un musée plus léger, le Musical Instrument Museum (MIM). C’est le plus grand musée du genre au monde. La collection de plus de 7500 instruments de musique et objets associés comprend des exemples provenant de près de 200 pays et territoires, représentant tous les continents habités. Wahou 😯 !

Nous voila dans la galerie des guitares et plus précisément devant une guitare baroque du 16ème siècle. Elle n’a rien a envié à nos guitares modernes. Comme nous, elle ne fait pas son âge 😉.

Nous changeons de salle et en face de nous se trouve, un octobass réalisé en 1850 par Jean-Baptiste Vuillaume (1898-1875), un célèbre luthier français 🐓🇨🇵  !

L’octobasse est le plus grand et le plus grave des instruments de la famille des instruments à cordes. Le son produit le plus grave (Do-1 = 16,35 Hz) ne peut être perçu par l’oreille humaine 🙄. Il n’en existe que huit fonctionnelles au monde. Dépassant la contrebasse, l’octobasse ne possède que trois cordes. Il mesure environ 3,87 m de hauteur ! Cela doit être sportif de jouer de cet instrument 🤔…

Un autre objet étrange : L’ Apollonia. Il s’agit d’un orgue de danse (orchestrion) construit en 1926 par Théofiel Mortier à Anvers (Belgique). Il a été remanufacturé par Gebroeders Decap en 1950. L’orgue mesure plus de 7,6 mètres de long et compte 680 tuyaux.
Il comprend une batterie, un xylophone, des accordéons, des cymbales, deux saxophones et donc des centaines de tuyaux. Nous avons eu droit à un petit concert et il faut reconnaître que la musique donne envie de danser 💃 !

Nous poursuivons ensuite notre voyage musical, continent par continent, pays par pays….

Quelques souvenirs nous reviennent en mémoire…

Un petit aperçu des accordéons de part le monde

Un petit arrêt devant les saxophones et les saxhorns où nous apprenons que cet instrument a été inventé en 1846 par Antoine-Joseph SAX (1824-1894) qui se faisait appeler Adolphe. Encore un français 🐓🇨🇵 !

Une nouvelle fois, notre visite s’achève sur l’appel de fermeture du musée. Nous n’avons pas eu le temps de tout voir 🥴 mais quelle richesse instrumentale 🤩 !

C’est avec un beau soleil couchant que nous prenons la direction de notre bivouac du soir

sur le parking de l’église Sun City Christian Church à 43 km du musée MIM.


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12 avril : Dwarf Car Museum à Maricopa (AZ)

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