234554 km : Après avoir fait les vidanges des eaux grises et des eaux noires ainsi que le plein d’eau, nous prenons la route en direction de San Diego.
Nous empruntons à nouveau un petit bout de la route 66, célèbre route américaine qui fête cette année son 150ème anniversaire. Nous l’avons parcourue en avril dernier lors de notre retour de Basse-Californie (Mexique). Nous en avions profité pour visiter les villes mythiques de Williams et Kingman 🤩.
Ensuite, nous empruntons la route 95 qui nous plonge au cœur de paysages désertiques à perte de vue. Nous voilà à nouveau face aux immenses étendues sauvages, si caractéristiques des États-Unis.


Geneviève a pris le volant mais par moments, la route est tellement droite et monotone qu’elle s’endort… 😱

Et toujours cette chaleur (42°C) écrasante… 🥵 Mais consolation (ou pas) : nous ne sommes plus tout seuls à souffrir. La France suffoque elle aussi ! La canicule se moque bien des frontières 🥴

Nos premiers palmiers depuis plus de 2 mois 🤩 !

Nous nous posons sur un emplacement BLM à quelques kilomètres de la ville de Lake Havasu City.

24 juin (234928 km) : Après une nuit particulièrement étouffante où le sommeil s’est fait désirer, nous prenons la route en direction de Lake Havasu City.

Aïe, aïe… le thermomètre va finir par exploser 🤣🤣. Heureusement, la cabine est une vraie oasis de fraîcheur grâce à la climatisation, qui commence cependant à peiner 😯.


La ville de Lake Havasu City a une histoire récente très originale. Durant la Seconde Guerre mondiale, la presqu’île située au milieu du lac Havasu fut occupée par une base de l’US Air Force. Au sortir de la guerre, l’entrepreneur Robert P. McCulloch (1911-1977), fabricant des célèbres tronçonneuses McCulloch, acheta 14 km² de terrain afin d’y fonder une ville.
En 1969, Robert McCulloch eut l’idée « folle » de racheter pour 2,5 millions de dollars l’ancien pont de Londres à la capitale britannique, qui jugeait que l’ouvrage d’art édifié par John Rennie en 1831 devenait dangereux à la circulation. Il s’enfonçait progressivement dans la Tamise et la City of London Corporation décida qu’un nouveau pont était nécessaire. Plutôt que de démolir le pont existant, il fut décidé de le mettre aux enchères.
Le pont en granite fut donc démonté pierre par pierre et reconstruit pour 7 millions de dollars supplémentaires. Ce pont a ouvert à la circulation en 1971. Robert McCulloch fit ensuite creuser un canal sous le pont pour transformer la presqu’île en une véritable île accueillant notamment une marina et un parcours de golf. En 1978, Lake Havasu City a obtenu le statut de ville. Belle réussite !

Les drapeaux anglais et américains perpétuent l’histoire du pont 😊

Les lampadaires qui bordent le pont ont fait le voyage en même temps que les pierres du pont. Ils ont une particularité historique célèbre : ils ont été fabriqués en fondant les canons en bronze saisis par les Britanniques à l’armée de Napoléon Bonaparte après la célèbre bataille de Waterloo en 1815.
Le pont et les lampadaires sont un retour sur le destin croisé des trois grands protagonistes de l’indépendance des USA à savoir l’Amérique, la France et la Grande-Bretagne. Le 250ème anniversaire de l’indépendance des USA sera commémoré le 4 juillet prochain.

Nous allons déjeuner dans ce petit restaurant accueillant. En plus, ils ont installé des brumisateurs pour les clients.

Un aperçu de la culture «dog-friendly» (chiens admis) aux États-Unis où nos compagnons à quatre pattes sont accueillis comme des rois 🐶.

Après cette pause sympathique, nous reprenons la route.

Le célèbre grizzly californien, emblème de l’Etat, nous accueille. Il est le symbole officiel de l’État depuis 1953 et incarne la force et la résistance, bien que le dernier grizzly de Californie ait été aperçu dans les années 1920…

Il s’agit d’un arbre de Josué (connu sous le nom anglais de Joshua tree, et scientifiquement appelé Yucca brevifolia). Sa croissance est extrêmement lente (environ 2 à 5 cm par an) et il peut vivre plusieurs centaines d’années !
Nous avions prévu d’aller visiter le parc national de Joshua Tree mais il fait bien trop chaud. Les rangers du Visitor Center nous ont même déconseillé d’aller faire la visite car il y a très peu d’ombre dans le parc. C’est un environnement désertique où la végétation et le relief offrent une protection très limitée contre le soleil. Nous écoutons les conseils avisés des rangers et nous décidons d’y aller à notre retour de France fin août ou début septembre en fonction de la météo.


Les températures élevées font vraiment partie du quotidien en été et les alertes visuelles sont permanentes pour rappeler les risques encourus. Ici le panneau figurant dans les toilettes du Visitor Center pour rappeler l’importance d’examiner en permanence la couleur de ses urines afin de déterminer son niveau d’hydratation 👍.

La météo ne prévoyant pas de refroidissement pour la nuit, nous décidons d’aller prendre un peu de hauteur. Nous nous dirigeons vers Big Bear Lake, une petite station de ski située à 2060 mètres d’altitude.

Nous allons rejoindre les montagnes qui se trouvent tout là-bas au fond 😊

Plus nous montons et plus la température baisse 🎊🎉🥳 ! Nous nous posons sur un parking près d’un restaurant. La température est descendue à 14°… la nuit sera agréable 😉

25 juin (235325 km) : Et elle le fut 😊 ! Nous prenons la route, toujours en direction de San Diego. Celle-ci nous offre un magnifique panorama sur les montagnes de San Bernardino.


Au bord de la route, nous découvrons de jolies plantes violettes. Ce sont très probablement des buissons caniches, appelés en anglais Poodle-dog bush. Ils parent le paysage d’une douce et délicate note de violet. Attention, ne pas toucher…
Danger d’irritation ⚠️ ! Le Poodle-dog bush est recouvert de poils glandulaires qui sécrètent une huile collante extrêmement irritante. Le contact avec la peau provoque une réaction allergique sévère entraînant de fortes démangeaisons et des cloques qui peuvent durer des semaines.
Cette plante a une autre caractéristique très intéressante. On dit que c’est une plante « suiveuse de feu » (Fire follower). Cette plante est opportuniste, c’est-à-dire que ses graines peuvent rester dormantes dans le sol pendant des décennies et ne germent massivement qu’après le passage d’un incendie de forêt, stimulées par la chaleur et les composants chimiques de la fumée.
Elle joue un rôle écologique crucial à court terme en recouvrant rapidement les sols brûlés, ce qui permet de stabiliser la terre et de limiter l’érosion en attendant que la forêt repousse. Elle disparaît généralement d’elle-même au bout de quelques années lorsque les arbres et arbustes d’origine reprennent le dessus. Encore une preuve que la Nature est incroyablement bien faite 🤩 !

Après avoir roulé 176 kilomètres, nous sommes arrivés chez Tania et Scott, nos amis américains, qui ont bien voulu garder notre camion une seconde fois lors de notre prochain retour en France.
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