226328 km : C’est avec un ciel un peu couvert que nous nous quittons notre sympathique bivouac en direction de Death Valley. Cela nous arrange… Nous ne risquerons pas de mourir de chaud 🤣🤣 !
Avec plus de 13600 km2, ce parc de zone aride, intégralement situé dans le désert des Mojaves, est l’un des plus grands parcs nationaux américains (le plus grand même en dehors de l’Alaska).
Le cœur du parc, dénommé « Death Valley National Monument », a été créé en 1933 et a été promu au rang de parc national en 1994. Le nom « Death Valley » fut donné par des chercheurs d’or égarés en 1849. Après avoir survécu à une traversée éprouvante, l’un d’eux se serait retourné en disant : « Adieu, Vallée de la Mort ».

Nous empruntons une petite route scénique pour nous rendre à Dantes View. Cette route n’est pas recommandée aux véhicules de plus de 25 pieds (7,62m) mais la route est large et goudronnée… Nous nous lançons dans la montée 😉, il faudra juste éviter de se croiser en même temps dans un virage serré et tout se passera bien.

Elle est donc tout a fait faisable pour un véhicule de moins de 30 pieds (9,14m). Seul problème, le parking est petit donc, en pleine saison, cela risque d’être compliqué pour se garer avec un long véhicule 😉.

Du sommet, une vue magnifique nous attend 😮🤩 ! Ce point de vue est réputé pour offrir l’un des panoramas les plus exceptionnels du parc.

Wahou… Depuis nos 1739 mètres d’altitude, nous avons une vue panoramique grandiose sur le parc national de la Vallée de la Mort, les salines du bassin de Badwater et les sommets des Black Mountains (Montagnes Noires).
Nous empruntons un petit sentier de crête où nous faisons chauffer les appareils photos tant le panorama est extraordinaire 🤩. La sélection va encore être difficile ce soir car nous sommes seulement au début de la journée 🤣.






Vue sur le petit parking où nous avons trouvé une grande place 🤞.


Quel beau reptile, ce Chuckwalla (merci l’IA 😉) qui semble tout droit sorti d’un film de Jurrassic Park. C’est la première fois que nous voyons un lézard aussi gros. Ça surprend un peu au détour d’un chemin 😮

Après ce premier contact époustouflant avec Death Valley, nous poursuivons notre découverte en direction de Zabriskie Point. Il y a trois à cinq millions d’années, avant que la partie la plus profonde de la Vallée de la Mort ne soit formée, des lacs remplissaient ici une longue vallée bordée de montagnes. Du limon fin et des cendres volcaniques se sont déversés dans le lac, s’installant au fond pour finalement créer l’épais dépôt d’argile, de grès et de siltite qui le compose.
À mesure que les couches se sont soulevées et ont été exposées, des tremblements de terre et des tempêtes de pluie périodiques ont provoqué de puissants ravinements qui ont érodé les roches tendres pour créer le paysage chaotique, mais très beau, que nous découvrons aujourd’hui.



L’activité volcanique a également influencé ce paysage. La couche noire qui traverse les sillons est de la lave qui s’est répandue sur l’ancien lit du lac. De l’eau chaude a suivi la lave, apportant des minéraux tels que le borax, le gypse et la calcite. Cela donne des paysages surprenants. Dommage que le soleil ne soit pas là pour éclairer ces beaux reliefs.




Les distances étant assez courtes pour aller d’un site à un autre, nous voila devant le trail du Golden Canyon, avec toujours les recommandations d’usage en période de fortes chaleurs 🥴 . Aujourd’hui, il ne fait que 25°C… Ouf !

C’est parti pour une randonnée aller-retour de 5 km au milieu de ces falaises de mudstone aux couleurs d’un jaune vif surprenant. Le mudstone est une roche sédimentaire composée de particules très fines, principalement de l’argile et du limon. Contrairement au schiste, elle ne se débite pas en feuillets fins et présente un aspect massif.



Au loin, le ciel très nuageux donne une impression d’apocalypse mais… la pluie ne viendra pas 😊


Nous arrivons au point final de notre balade la « cathédrale rouge » (Red Cathedral). Elle est majestueuse dans son écrin de mudstone.

C’est haut !


Un point haut nous permet de découvrir l’environnement.

Nous prenons le chemin du retour au milieu de ces parois rocheuses impressionnantes. Le petit canyon utilisé est visible dans le bas de la photo.

Non, non il ne va pas pleuvoir 😉

Après cette balade dans le Golden Canyon, nous poursuivons en direction de Devil’s Golf Course. Son nom provient d’un guide du Service des parcs nationaux de 1934 qui affirmait que « seul le diable pourrait jouer au golf » sur une surface aussi accidentée et déchiquetée.

C’est un vaste désert de sel caractérisé par ces pitons de sel halite très photogéniques.


Le sel, formé par l’évaporation de lacs au fil des millénaires, atteindrait par endroits plus de 300 mètres d’épaisseur. La croûte se casse à certains endroits.

Nous n’avons pas roulé sur la croûte de sel pour tester l’épaisseur 🤣.

Après cette expérience salar plus cool que le salar mexicain expérimenté en février dernier, nous partons en direction de Natural Bridge, notre dernière visite de la journée. Une petite marche de 600 mètres nous conduit directement sur le site.
Le mécanisme de création du pont de roche repose sur le changement de cours d’un ruisseau. Le cours d’eau initial a rencontré cette roche particulièrement résistante à l’érosion. Incapable de la traverser, l’eau a d’abord contourné l’obstacle en créant un méandre. Plus tard, l’érosion a fini par creuser un passage direct sous la roche résistante, abandonnant l’ancien méandre.
Ce nouveau conduit s’est approfondi avec le temps, laissant la roche résistante suspendue au-dessus du vide, formant ainsi le pont naturel. Natural Bridge est donc le résultat d’une combinaison de forces tectoniques massives (création de la vallée) et d’une érosion hydrique intermittente mais puissante qui a forcé un passage à travers la roche plutôt que de la contourner. CQFD Beau résultat 🤩

Une tempête de sable nous attend sur la route qui nous conduit à notre bivouac du soir, qui se situe dans le parc.


C’est calfeutrés dans notre camion au milieu des bourrasques de vent et de sable que nous nous posons au bivouac. Nous utilisons notre passage direct pour nous rendre dans la cellule depuis la cabine car l’extérieur est vraiment infréquentable 🙄.
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