En quittant le plateau d’Albion, nous nous dirigeons vers un site connu sous le nom de Colorado Provençal, réputé pour ses ocres. Première vue depuis la route d’arrivée.

Nous voilà sur site, la visite commence (1h45, 3,9km, 70m de dénivelé 😂). Nous prenons nos appareils photos et en route pour la découverte du Colorado Provençal, nommé ainsi pour sa couleur. En provençal, colorado veut dire “qui est coloré”. Des consignes très strictes de suivi du parcours sont données car le site se dégrade, la fréquentation ayant fortement augmentée suite à la diffusion TV d’un reportage sur ce site + phénomène Covid.

C’est une ancienne carrière d’ocre. Il en reste quelques vestiges

Entre 200 et 110 millions d’années avant notre ère, la mer qui recouvrait le Sud de la France a déposé dans les fonds marins du sable mêlé à une argile appelée glauconie. Plusieurs facteurs combinés sont à l’origine de ce Colorado : le sac et le ressac des vagues, les déjections des crustacés, l’acide humique issu de la décomposition des feuilles des palétuviers de la mangrove et l’assèchement de la mer qui a formé la cuirasse ferrugineuse.

Le Sahara (nom local donné). En fait, cela me rappelle plutôt les couleurs du massif du Hoggar que celles du Sahara pur.

Les cheminées de fées

Le désert blanc

Cette couleur extraite puis raffinée, comptait deux utilisations principales : épaissir le caoutchouc et servir de pigment. Cette dernière utilisation est toujours d’actualité. L’âge d’or de l’ocre se situe entre 1876 et 1930. Le site n’est plus exploité depuis 1991, année du départ en retraite du dernier ocrier.

Après cette intéressante visite, nous bivouaquerons ce soir à quelques centaines de mètres de là au sein d’un nouveau relais France Passion : Le moulin à huile du Colorado de Rustrel.

Visite de l’atelier de fabrication. Il ne fonctionne que deux mois par an : novembre et décembre. Le process commence par l’effeuillage (la machine bleu à gauche), puis lavage des olives, puis concassage, puis malaxage pendant 45 minutes à 24/25°C (jamais plus de 27°C)

puis centrifugation, filtration et décantage. Tout le monde peut apporter ses olives à presser, mais pas moins de 300kg sinon les malaxeurs ne fonctionnent pas correctement. Les rendements varient selon la maturité des olives : de 8 à 10kg d’olives pour un litre d’huile en début de récolte et jusqu’à 4kg pour un litre en fin de récolte avec des olives en pleine maturité.

Petit tour dans la boutique attenante au moulin. Le gérant ne fait pas du tout le forcing pour vendre ses huiles car il n’en a jamais assez pour ses clients… Il est en déficit d’olives dû à la météo et à la mouche de l’olive qui ravage les cultures.

Nous y ferons une intéressante dégustation d’huiles d’olives et repartiront avec un petit stock 👍🙂 Ah, les bivouacs France Passion 😉

Nous retournons au camion et nous faisons connaissance avec nos voisins Martine et François. Cela s’est poursuivi par un apéritif très sympathique.

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