Aujourd’hui, nous retournons dans le centre historique de Séville pour visiter deux monuments religieux emblématiques de la ville : La cathédrale et la Giralda.

La Giralda est une tour (96 m de haut) construite en brique à la fin du 12ème siècle. Minaret de l’ancienne mosquée, elle fut transformée au 16ème siècle en y ajoutant une chambre des cloches et une partie supérieure qui lui donnèrent son aspect actuel. Une rampe en pente douce comportant 35 volées permet d’accéder à la chambre des cloches.

Depuis celle-ci, on a un joli panorama sur toute la ville dont la cathédrale

et le palais de l’Alcazar visité hier.

Au loin, le Puente del Centenario, pont très important pour le traffic routier à Séville, mais malheureusement il ne comporte que 5 voies au total (2 dans chaque sens et une voie centrale en alternat) et est souvent congestionné.

Vue sur les arènes que nous visiterons demain.

Séville, ville blanche où les immeubles modernes côtoient les richesses du passé.

Nous redescendons et débutons la visite de la Cathédrale Notre-Dame du Siège de Séville. L’édifice a été construit en lieu et place d’une mosquée almohade, dans le souci de symboliser, par un monument prestigieux, la prospérité de la capitale andalouse devenue une grande cité commerçante après la Reconquista.

Le vendredi 8 juillet 1401, lors de la réunion qui décida la construction du monument, Alonso Martinez, l’architecte de cette cathédrale, prononça cette phrase qui décrit bien l’état d’esprit des autorités sévillanes : « Construisons un temple si grand que ceux qui le verront terminé nous prendront pour des fous ! » Et effectivement, c’est grand !!! Tellement grand que cette cathédrale est en fait la 3ème au monde en terme de taille derrière St Pierre du Vatican et St Paul de Londres. C’est aussi l’une des dernières cathédrales gothiques espagnoles. Sa construction débuta en 1402 et elle fut consacrée en 1507.

La grande chapelle est difficile d’accès avec ses magnifiques grilles plateresques, mais il y a une trentaine d’autres chapelles latérales 😉

telle celle-ci, magnifique.

Et celle-ci

Ce triptyque date de 1555.

Le chœur

La cathédrale abrite également le tombeau de Christophe Colomb qui se dresse majestueusement dans l’axe de l’entrée

De multiples trésors religieux sont exposés

Les vitraux sont très bien conservés

Les voûtes culminent à 56 m de hauteur

La croisée du transept finement ciselée (55 m de haut)

que l’on peut admirer sans se tordre le cou grâce à un grand miroir posé au sol

La visite se termine dans la Cour des Orangers qui est l’ancienne cour aux ablutions de la mosquée.

Balade dans les rues de Séville pour aller maintenant à l’Hospice des Vénérables de Séville

L’hospice des Vénérables ou Hospice des Vénérables Prêtres (en espagnol : hospital de los Venerables Sacerdotes) est un édifice baroque du 17ème siècle qui a été construit pour servir de résidence de retraite aux prêtres âgés (donc vénérables) et pauvres. C’est aujourd’hui le siège du Centre Velázquez, institution consacrée au peintre éponyme.

L’église de l’hospice, terminée en 1689, est magnifique avec de nombreuses fresques.

La salle des Trésors

Culture en cours 😜

Y a t’il assez de lunettes ? 🤣

Après la visite de l’église et des anciens lieux de vie des prêtres, nous passons à l’espace “Musée”. On y accède par cet escalier dont les murs sont recouverts d’azulejos sous une coupole elliptique baroque décorée de stucs et du blason papal.

La collection du centre Velasquez abrite plusieurs artistes majeurs du siècle d’or espagnol comme Francisco Pacheco, Francisco Herrera le Vieux, Juan Martines Montãnés et bien sûr Velasquez et Morillo auxquels l’hospital de los Venerables Sacerdotes confia d’importantes commandes. Il y avait tellement de belles peintures que le blog aurait été saturé. Malheureusement nous avons dû faire une sélection sévère😬… il faudra vous rendre sur place pour apprécier toutes les œuvres 😜

Une belle sculpture de Juan Martines Montãnés

Saint Pierre Pénitent de Murillo

L’Immaculée Conception de Velasquez

Santa Rufina de Velasquez

Après ce vrai moment de plaisir, nous passons à la peinture contemporaine espagnole qui, je l’avoue, ne nous a pas transportés comme les peintures de Velasquez, Murillo etc…

Nous poursuivons en découvrant l’Église du Divin Sauveur. Il s’agit de la plus grande église de la ville après la cathédrale. L’église du Divin Sauveur fut érigée sur le terrain occupé par la mosquée Ibn Adabbas, qui fut la première grande mosquée de Séville, construite en 829-830. 

Le fleuriste prépare avec beaucoup d’attention le char de la Vierge Marie

Un détail du char joliment orné

Un autre char doré celui-ci

La nef abrite plusieurs retables qui montrent toute la magnificence de cette église

Nous partons ensuite à la découverte d’un lieu insolite : Le Metropol Parasol. C’est une structure de bois de 150 m sur 75 m, d’une hauteur de 28 m, soutenue par six piliers. Le projet, présenté par l’architecte berlinois Jürgen Mayer, gagna le concours lancé par la municipalité pour la réhabilitation de la place. Sa forme lui vaut populairement le surnom de Setas de la Encarnación (Champignons de la place de la Encarnación) ou de Setas de Sevilla (Champignons de Séville).

Les travaux débutèrent le 26 juin 2005, pour un coût estimé de 33 millions d’euros. Après de nombreuses difficultés techniques et financières, elle put être inaugurée le 27 mars 2011. Son coût (le triple du devis), les problèmes techniques majeurs rencontrés, son emplacement et son aspect soulevèrent une importante polémique durant sa construction.

Sur les chapeaux des parasols se trouve une promenade publique de 250 m qui culmine à 28,5 m de hauteur par un mirador. La polémique étant retombé, le Metropol Parasol est devenu un lieu très touristique de Séville. Il faut reconnaître que l’architecture est très surprenante.

Ici s’achève notre balade d’aujourd’hui, nous reprenons le bus pour le camping.

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