Aujourd’hui nous visitons la ville d’Alcobaça, et plus particuliérement le monastère de Santa Maria qui est son principal centre d’intérêt.

La petite ville d’Alcobaça se trouve au confluent de l’Alcoa et de la Baça, qui lui donnérent son nom.

Juste à la confluence, il y a un petit parc qui est nommé le jardin de l’amour, et dispose du matériel adéquat !

On n’a pas pu résister… et oui, on l’a fait 😜 !

Nous poursuivons notre balade vers le monastère. Celui-ci, fondé au XIIème siècle par Alphonse 1er et d’une longueur de près de 220 mètres, est formé de 3 corps : l’église, dont la façade s’élève à 43 mètres, les ailes nord et sud qui accueillaient respectivement les appartements du roi et de la Cour, et les logements de l’abbé et des moines. Vu de l’extérieur, les bâtiments du 18ème siècle ne laissent guère soupçonner les splendeurs de l’architecture cistercienne qu’ils recèlent.

L’église est classée au Patrimoine mondial de l’Unesco. Cest une des plus hautes églises de style cistercien.

Une particularité : les colonnes engagées qui renforcent les piliers s’arrêtent à trois mètres de haut pour libérer la place disponible au sol.

Voûte sur croisée d’ogives

Une histoire d’amour qui a inspiré les plus grands écrivains : Pierre 1er, fils du roi Alphonse IV, était marié à l’infante Constance de Castille. Ce mariage préservait le Portugal des prétentions castillanes. Mais Pierre 1er avait succombé à la beauté d’une dame d’honneur de l’infante, Inés de Castro, ce qui n’était pas vu d’un bon oeil de son père pour les raisons évoquées précédemment. Au décès de l’infante en 1345, la belle Inés rejoint son amant. Alphonse IV la fait assassiner en 1355. Lorsque Pierre 1er succède à son père deux ans plus tard, il révèle qu’il était uni à Inés par un mariage secret.

En 1361, il fait exhumer le cadavre d’Inès. La légende rapporte qu’il le vêt d’un manteau pourpre, le ceint de la couronne et contraint les nobles du royaume à baiser la main décomposée de la reine morte. Un cortège nocturne accompagne enfin sa dépouille dans l’église du monastère d’Alcobaça. A sa mort, Pierre 1er sera inhumé dans un tombeau dans l’église du monastère et les deux tombeaux se font face aujourd’hui. L’histoire s’est transformée en un grand mythe romantique et symbole de l’amour fou.

Le tombeau de Pierre 1er (style gothique flamboyant, en calcaire tendre)

Le tombeau d’Inés de Castro

Le tombeau a été endommagé en 1811 par les soldats français du général comte Drouet d’Erlon. Mince…

Malgré l’amour que le roi Pierre 1er portait à Inés de Castro, on peut constater que les motifs de son tombeau sont nettement plus fins et précis que ceux de son épouse 😉

Lui
Elle

Une belle statue représentant Marie datée ente le 16ème et 18ème siècle.

Un retable en terre cuite datant de la fin du 17ème siècle figure la mort de Saint Bernard.

Le panthéon royal date de la fin du 18ème siecle. Il s’agit de la première construction néo-gothique réalisée au Portugal.

La cuisine avec sa très massive table de service

et son immense cheminée.

Le bassin à poissons, alimenté en eau courante en permanence par une petite dérivation de la rivière Baça.

Le réfectoire des moines

avec la chaire du lecteur à laquelle on accède grâce à un escalier à colonnade construit dans l’épaisseur du mur. 💪

Le dortoir

La salle du chapitre (ou capitulaire)

La salle des rois : les moines ont réalisé des statues de tous les rois portugais jusqu’à Joseph 1er. Une frise d’azulejos en bas de mur illustre la fondation du monastère.

Le cloître du roi Denis

De belles gargouilles entourent le cloître.

Le cloître du silence, plus austère, destiné aux moines

Et pour clôturer cette visite culturelle, nous goûtons en sortant du monastère une liqueur locale de cerise griotte : la ginjinha. C’est délicieux !!

Et une dernière photo de nuit du monastère

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