Aujourd’hui nous allons visiter le touristique village d’Óbidos, 12000 habitants, 90 km au Nord de Lisbonne. Propriété des reines depuis que le roi Denis l’a donné en cadeau de noces à Isabelle d’Aragon en 1282, le village est très bien conservé.

Óbidos surveillait autrefois le littoral atlantique. Le comblement d’un ancien golfe marin et l’envasement de la rivière Arelho l’ont isolé du rivage dont elle se trouve aujourd’hui éloignée de 17 km. Un aqueduc fut créé au 16ème siècle pour alimenter le village en eau douce.

La porte de la ville date de 1376. Elle abrite un oratoire du 17ème siècle dédié à Notre-Dame de la Piété, sainte patronne de Óbidos. Les azulejos du 17ème siècle, également, représentent des scènes bibliques.

À l’abri d’une massive muraille crénelée, les maisons patinées d’Óbidos serrées les unes contre les autres, forment un dédale de ruelles pavées. Les façades blanchies à la chaux, aux angles peints en jaune ou bleu, sont agrémentées de rosiers et de bougainvilliers en fleurs.

Et des graffitis qui se marient avec le bleu des soubassements. Serait-ce fait exprès 😜 ?

Les bougainvilliers ponctuent ces jolies ruelles d’une note éclatante

Óbidos est une ville  touristique raffinée et cela se voit par la qualité des boutiques qui s’y trouvent

L’église de Santa Maria

dont l’intérieur est recouvert d’azulejos bleus magnifiques du 17ème siècle

Détail du plafond

A gauche du chœur, un enfeu renaissance représentant Nicodème ensevelissant le corps du Christ.

Une ancienne église transformée avec réussite en librairie

Le château, transformé en palais au 16ème siècle, et en hôtel aujourd’hui

Très bien conservé lui aussi, il date cependant du 13ème siècle et était précédemment une forteresse arabe construite elle-même sur le site d’un oppidum luso-romain. L’influence arabe se voit à la forme pyramidale des merlons de la tour sur la droite de la photo ci-dessous.

Le chemin de ronde

que nous n’emprunterons que partiellement car très étroit par endroit… et haut !

Du château s’étend un beau panorama

3 générations de pommiers côte à côte

Tout le village est vraiment ceint d’une haute muraille encore complète. Le soleil commence à se coucher, les ombres apparaissent

les lanternes s’allument

les projecteurs aussi

Le ciel s’enflamme

Et c’est le retour au bivouac

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