Ce matin nous prenons “notre” bus 728 en direction du musée de l’Azulejo.

Le musée national de l’Azulejo est l’un des plus importants musées du Portugal, avec sa collection unique dédiée aux carrelages et carreaux de faïence, témoignant de l’expression artistique de la culture portugaise. Le musée est installé dans le cloître de l’ancien couvent de Madre de Deus, fondé en 1509.

L’occupation musulmane (711 – 1249) a laissé des traces un peu partout, et même dans les fameux azulejos puisque

La collection présente environ 7 000 pièces donnant un bon aperçu de l’évolution de l’art du carrelage en céramique au cours des siècles,  notamment depuis la période arabe et la Renaissance. C’est un art omniprésent dans l’ornement mural de Lisbonne.

Le monastère de Madre de Deus avec le Chœur et les chapelles de Saint Antoine et de la reine Leonor font également partie de la visite.

Les azulejos ont connu également une influence asiatique

Période du 19ème siècle

Et le 20ème siècle

Ces formes très modernes ne nous ont pas émerveillés autant que les azulejos hispano-mauresques avec leurs beaux graphismes et leurs couleurs chatoyantes.

Cette grande fresque en mosaïque représente le panorama de Lisbonne avant le séisme de 1755 sur une longueur de 25 mètres et comprend 1300 carreaux.

Après cette belle promenade dans l’univers de l’azulejo, nous partons visiter le monastère des Hiéronymites (Mosteiro dos Jerónimos). Conçu par l’architecte Diogo de Boitaca, la construction du Monastère des Hiéronymites a débuté en 1502 et s’est achevée à la fin du 16ème siècle. Le style dominant du monastère est le style manuélin. Il a été construit pour commémorer le retour d’Inde de Vasco de Gama.

Ce monastère de l’Ordre de Saint-Jérôme est le témoignage monumental de la richesse des découvertes portugaises à travers le monde. La première pierre est donc posée en janvier 1502, et le chantier pharaonique sera en grande partie financé par les profits du commerce d’épices et grâce aux richesses rapportées des grands voyages de découverte portugais du 16ème siècle. On parle d’ailleurs de 750 tonnes d’or consacrées chaque année au chantier de construction.

L’église Sainte Marie (ingreja Santa Maria). Sa nef surprend par ses piliers et ses voûtes en étoile donnant l’impression d’une église-halle

Dans le chœur de l’église se trouvent les tombeaux de Manuel Ier, de sa seconde épouse Marie d’Aragon, de Jean III et de son épouse Catherine de Castille.

L’ancien réfectoire des moines

A l’entrée de la nef de l’église, deux magnifiques tombeaux se font face. Ce sont ceux de deux personnalités qui marquèrent l’apogée du Portugal. Ils sont sculptés de cordages, de sphères armillaires et d’autres emblèmes marins, si caractéristiques du style manuélin.

Vasco de GAMA (1469-1524), célèbre navigateur et explorateur portugais. Il découvrit la route des Indes et le cap de Bonne-Espérance, et fonda le comptoir de Mozambique qui devait apporter la fortune aux Portugais. Mort dans sa « vice-royauté des Indes », son corps fut rapporté en 1536. Véritable héros de la nation, il est représenté sous la forme d’un gisant en prière allongé sur un sarcophage très travaillé et armorié.

Luís de CAMÕES (1524-1580), poète national qui fut l’auteur des Lusiades, poème dans lequel il magnifia les voyages de Vasco de Gama, et qui est considéré comme la pièce maîtresse de la littérature portugaise.

Le cloître possède une richesse sculpturale impressionnante. De forme carrée de 55 mètres de côté, il comprend deux étages

La salle capitulaire du cloître abrite aujourd’hui le tombeau de l’écrivain Alexandre Herculano, poète, romancier, nouvelliste et dramaturge. Il a joué un rôle important dans l’évolution des idées qui ont conduit à la révolution de 1910 et à la chute de la monarchie portugaise.

Dans un couloir du cloître se trouve depuis 1985 le tombeau de Fernando Pessoa, écrivain, critique, polémiste et poète portugais.

Ce soir, ce sera dîner-concert de fado. Le repas et la musique seront de bon niveau et, à défaut de pouvoir vous faire goûter poulpe et porc portugais, voici un petit extrait de fado.

Encore une journée bien remplie 🙂

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